Pascale LOUISE

CÉRAMISTE

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Est-ce parce qu’elle est issue d’une famille alsacienne qui cultivait la terre que Pascale Louise découvre d’autres façons de lui donner vie ?

En 1997, autodidacte, elle débute par le travail de la pierre calcaire et du ciment, puis se tourne vers l’argile. En 2014, elle tourne une nouvelle page et choisit de se consacrer à la seule céramique et à l’art-thérapie pour en faire sa profession.

​Sa première source d’inspiration sera le corps féminin. Après avoir exploré les canons académiques, elle passe à des formes plus épurées. C’est de la rencontre que jaillit l’œuvre : ses « visages » sont les témoins d’un trait ou d’une expression saisie au vol qui l’atteint, l’émeut et la captive. D’un voyage en Turquie, d’un autre au Sénégal, elle est touchée par des danses et des rires de femmes. Ce sont ces corps, cette liberté, cette sensualité qui vont faire naître ses sculptures autour du mythe de Baubo.

En 2016, elle entreprend aussi des recherches sur le mobilier associant la céramique et le bois. En résidence d’artiste au Cube de Valaurie(26) , centre d’art contemporain, elle explore, avec l’architecte Marine Favennec, de nouvelles voies alliant la céramique à l’architecture pour le projet d’une future véloroute reliant Bollène à Nyons.

D’un voyage au Japon, elle revient avec de nouvelles influences qu’elle associe à partir de 2024 à sa sensibilité poétique. Avec ses oeuvres oniriques « Rêveries », elle choisit la céramique et la poésie pour exprimer son engagement écologique et humaniste.

Est-ce la seule création qui détermine Pascale Louise ?  Au-delà de la recherche de l’esthétisme et de la création artistique, au-delà du travail sur les formes et les matériaux, elle cherche avant tout à faire naître l’émotion. L’émotion chez le spectateur, qui, laissant libre cours à son imagination, réinvente l’œuvre qui échappe alors à sa créatrice.